Le secteur public à l’heure de la confiance numérique



La numérisation des échanges a redéfini les modes de relation entre les internautes et les plateformes digitales. Ce qui est vrai pour les entreprises l’est aujourd’hui dans le secteur public qui s’est engagé ces dernières années dans le déploiement des e-services. Mais avec eux se sont parallèlement développés les risques de malveillance et le besoin de renforcer la confiance entre le citoyen et la sphère publique.

Les organismes publics, des marques comme les autres

Nouveaux services dématérialisés, simplification des échanges et de l’accès aux informations : les services publics numériques évoluent sans cesse et se diversifient pour rapprocher toujours davantage le citoyen du secteur public. Renouveler ses papiers d’identité, déclarer ses revenus, suivre ses remboursements de santé en temps réel ou encore préparer sa retraite … les Français sont de plus en plus nombreux à effectuer leurs démarches administratives en ligne.

Il s’agit d’offrir à l’usager un service de qualité, efficace et proche de ses attentes. Celui-ci devient un « client-citoyen » exigeant en quête de services disponibles, accessibles, connectés et personnalisés, qui entend fonder sa relation sur la confiance. Les administrations et les institutions publiques l’ont compris et déploient « des stratégies de marque », porteuses de valeurs et d’ambitions. Sans compter sur le niveau de satisfaction du citoyen reste étroitement lié aux domaines que sont l’emploi, la fiscalité, la santé ou encore l’éducation, là où plus qu’ailleurs la confiance est requise.

Des systèmes plus efficients mais plus exposés

Si elle ouvre des opportunités, la révolution digitale du service public s’accompagne de nouveaux risques. La simplification des services et leur démultiplication omnicanale génèrent une quantité de données. Au même titre que les entreprises qui sont confrontées à la cybermenace, les organismes publics se retrouvent face à une forte recrudescence des malveillances.

Les schémas et les techniques des attaques gagnent en complexité et en ingéniosité et le risque digital prend aujourd’hui différentes formes : tentatives de phishing par email, détournements de sites, fausses annonces d’emploi, usurpation d’identité des institutions étatiques … De nouveaux emails frauduleux de phishing ont encore fait récemment leur apparition. Près de 5 500 internautes* en sont victimes chaque jour, une fraude qui porte atteinte à l’image des administrations concernées et, révélant une défaillance en matière de sécurisation des données, peut entamer durablement la confiance des citoyens.

Protection des données, protection de la marque

Dans ce contexte anxiogène, protéger les marques des organismes publics consiste à protéger à la fois les citoyens et les administrations en les aidant à différencier les vrais des faux sites internet, à détecter les cas de fraudes, à signaler en temps réel les menaces, à déjouer les pièges. Prendre conscience collectivement des risques de malveillance, de phishing ou de contrefaçon et sans aucun doute « la première des lignes de défense » en matière de protection des données. Là où le phishing fait 2 millions de victimes par an, la sécurité digitale devient plus qu’un enjeu : une priorité.

* Source : Forum International de la Cybersécurité 2016