Automobilistes : gare aux arnaques en ligne !



Dans le domaine de l’automobile, tous les coups sont permis. Il faut dire que la voiture anime les débats, concentre l’attention du plus grand nombre et qu’elle représente bien souvent un « centre de coûts », voire un besoin de première nécessité. Ce qui fait des automobilistes la cible facile des sites frauduleux et des arnaques en ligne.


« En France, la bagnole, c’est quelque chose. » Cette célèbre phrase de Georges Pompidou est toujours vraie. En témoigne encore la récente actualité. Il faut dire qu’avec ses 33 millions de véhicules en circulation et une hausse de 3% des ventes de voitures neuves en 2018, le marché de l’automobile est au beau fixe. Par ailleurs, les Français entretiennent un rapport quasi affectif avec leurs voitures (85% des ménages en ont au moins une, voire deux). Ils lui consacrent une large part de leur budget. De quoi rendre le marché de la fraude en ligne encore plus « juteux » et les automobilistes, des cibles « faciles ». Sans compter que le marché de la revente entre particuliers, lui, tourne à plein régime… sur Internet.

Le revers de la carte grise

Même si les arnaques les plus fréquentes sont liées aux compteurs trafiqués, c’est sur le web que se multiplient les fraudes et les arnaques en tout genre. En cause : le monopole d’Internet pour les petites annonces et la dématérialisation croissante des échanges entre acheteurs et vendeurs. Depuis 2009, avec le nouveau système d’immatriculation SIV, il est possible de confier l’immatriculation de son véhicule à un professionnel de l’automobile agréé et certifié par l’administration française. Mais « revers de la carte grise », de nombreux sites frauduleux proposent de prendre en charge l’obtention du certificat d’immatriculation et bien d’autres démarches administratives encore (changement d’adresse sur la carte grise, cession de véhicules, obtention d’un certificat de non-gage), moyennant rémunération et facturation à des prix prohibitifs.

Une manne pour les escrocs du web

De l’abonnement à un service non souhaité au paiement d’un document délivré (gratuitement) par l’administration, les administrés seraient près d’un million à se faire abuser chaque année par des sites aux « couleurs » de services officiels. Le secteur de l’automobile n’y échappe pas, étant par ailleurs associé à de nombreuses mesures qui concernent aussi bien les taxes sur les cartes grises, les vignettes, le stationnement ou encore les limitations de vitesse. Autant de « pistes » exploitées par les escrocs du web qui induisent le conducteur-consommateur en erreur, au détour d’un paiement de contravention en ligne, d’une commande de la vignette Crit’Air (« certificat qualité de l’air ») ou d’un numéro surtaxé, le tout sous couvert du site ministériel.

Prudence et bonne conduite

Les « bonnes » arnaques sont celles qui usent et abusent de la légitimité des marques. Quand il s’agit de démarches administratives payantes, l’automobiliste aura plus tendance à tomber dans le panneau. Depuis quelques années, les actions de phishing et autres escroqueries font l’objet de campagnes de sensibilisation voire, dans le cas de la vignette écologique lancée en 2017, d’une « campagne nationale d’information ». De même la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) invite régulièrement les usagers à la vigilance en rappelant les sites officiels de l’administration française et quelques règles de « bonne conduite ». Sur les routes, comme sur la toile, la prudence est en effet de mise et plus encore à l’heure où les automobilistes gardent un œil sur leur portefeuille…et un pied sur l’accélérateur. 

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