Un entrepreneur individuel averti en vaut deux !



L’entrepreneuriat n’échappe pas aux risques d’usurpation et de contrefaçon. Entre démarches individuelles et professionnelles sur Internet, le micro-entrepreneur s’expose à certains risques et ce, dès la création de sa société. Procédures et formalités falsifiées, taxes obscures, souscriptions dites obligatoires… les pièges supposent, pour être évités, une vigilance et une connaissance des démarches officielles en ligne.

Un statut attractif

Depuis quelques années, la création d’entreprises a le vent en poupe et le nombre de travailleurs indépendants ne cesse d’augmenter. L’année 2018 a vu près de 700 000 entreprises se créer et parmi elles, plus d’un quart sont des micro-entreprises, ce qui représente quatre points de plus qu’en 2017 (source : Insee). Le statut auto-entrepreneur il y a dix ans, devenu depuis micro-entrepreneuriat en 2016, s’est installé dans le paysage économique jusqu’à atteindre aujourd’hui une certaine maturité. Pour autant la micro-entreprise n’est pas à l’abri des abus et des arnaques qui peuplent le web et qui surfent sur l’engouement qu’elle suscite. Sur le web, l’entrepreneur n’est pas tout à fait un individu « comme les autres ». S’il s’expose aux pièges de n’importe quel internaute amené à effectuer des démarches, il peut également fragiliser le lancement et le développement de son activité professionnelle.

Se jouer des procédures et des formalités administratives

Dans le parcours parfois complexe lié à la création de l’auto-entreprise, la formalisation du statut, puis sa phase de financement, sont particulièrement critiques. Cela suppose de naviguer dans la jungle administrative et de mobiliser les aides dont dépendent les allègements comptables et certaines exonérations fiscales. C’est surtout au moment de son inscription que le micro-entrepreneur peut devenir la cible d’escroqueries en tout genre. C’est précisément à ce moment-là que les arnaqueurs se jouent d’une certaine inexpérience, voire d’une méconnaissance des procédures et des formalités administratives. Courriers trompeurs, emails frauduleux, démarchages commerciaux… Parmi les arnaques, l’usurpation d’identité numérique peut être lourde de conséquence lorsque le jeune micro-entrepreneur se retrouve face à une entreprise malveillante qui, au nom d’un organisme officiel, réussit à lui soutirer des informations personnelles et une somme d’argent.

Garder le contrôle de sa petite entreprise

Portées par des escrocs toujours plus rusés pour contourner la vigilance des moteurs de recherche, les manœuvres frauduleuses interviennent le plus souvent dès la création de l’entreprise, à réception des courriers et formulaires qui proposent une immatriculation à de faux registres moyennant des prestations forfaitaires payantes (à la différence des statuts SAS, SARL et EURL qui, eux, nécessitent bien un investissement au départ). D’autres escroqueries font leur apparition qui reposent sur la souscription soi-disant obligatoire à une caisse de retraite, à un contrat d’assurance, de prévoyance ou de mutuelle, sur des droits d’entrée, des redevances exorbitantes, et même des contrats de maintenance.

Victime de cyber-arnaques, le micro-entrepreneuriat est avant tout victime de son succès. Avec lui, son créateur peut envisager d’accompagner le développement de sa petite entreprise en la dotant d’un nom de marque. Or qui dit nouvelle identité, dit nouvelle visibilité. Rester maître de sa micro-entreprise suppose alors de protéger et de garder le contrôle de sa marque, de son nom de domaine, et sa e-réputation.

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